Cahier de chants

En triant les cahiers de sa mère, Françoise a trouvé ce cahier de chants, cahier inachevé, qui s’arrête sur le texte « Opium ». Il est daté de novembre 1941 à … et c’est sans doute un cahier de normalien, les tampons faisant référence à sa promotion. Le dessin est méticuleux et assez peu poétique, très Roger.

[wppa type= »slideonly » album= »9″ timeout= »8″]

Retour

Jean-François

Quelques photos de Jean-François, mais d’abord une lettre de mamie qui annonce sa naissance à papi.

Une (rare) lettre de mamie, datée du 8 juillet 1944, une semaine après la naissance de jean-François. En voilà un beau bébé, qui mange et dort la nuit. Elles en sont toutes folles, et il ressemble à sa mère, avec la bouche des Lacroix et rien des Blanchard. Qui est cette Mlle Clegg, évoquée en toute fin de lettre, une connaissance de papi en Angleterre?

Maintenant les photos :

Retour

Jacqueline

Née le 27 décembre 1937 à Ifrane, au Maroc, décède à Safi le 27 mai 1950 à l’âge de 13 ans, emportée par la typhoïde. C’est le drame de la famille Blanchard, on le comprend mieux si on lit Georges, qui terminait toujours ses lettres par un mot d’affection à Jackie. C’était la petite reine de la famille.

Il en reste des souvenirs, dans les récits de ses deux grandes soeurs. Maman disait une fois qu’elle avait prié, prié, et que de ce jour, elle avait cessé de croire en ce dieu sourd. Elle était alors à Rabat, et Georges lui avait demandé de rentrer à Safi pour soutenir sa mère.

Il y a quelques photos, certaines colorisées, un cahier… et sa tombe, longtemps entretenue à distance, Georges, Yvonne et Paulette versant chaque année de l’argent à une famille marocaine. C’est sans doute cette tombe qui les aura retenus si longtemps au Maroc. Georges ayant exprimé dès 1945 son désir de s’installer sur le littoral varois.

Retour

Une lettre

Georges en parle dans sa correspondance. Il a jeté toutes les lettres que lui envoyait sa femme en France. Il ne souhaitait pas qu’en cas de décès, ou autre événement malheureux, les courriers de sa femme ne soient lus par d’autres yeux que les siens. C’est dommage pour nous, mais c’est son choix. Il n’a gardé qu’une seule lettre d’Yvonne, qu’il chérissait particulièrement, celle-ci, qui lui annonçait le décès de sa maman à Vals.

Retour

En souvenir de grand-papi et grand-mamie

C’est dans le joli petit cimetière du Lavandou que nous sommes venus le dimanche de Pâques, pour que reposent ensemble les cendres de grand-papi et grand-mamie.

Grand-mamie est à gauche dans son vase chinois, grand-papi à droite dans son urne funéraire.

A droite, repose le docteur Legouhy, l’ami de papi qui a été maire du Lavandou.

Un petit tour dans le cimetière avant de repartir….

Grand-mamie a toujours apprécié qu’on prenne soin des fleurs, alors si vous passez par le Lavandou et si vous en avez le temps, vous pouvez vous arrêter, enlever quelques mauvaises herbes, arroser les plantes…

Mais que l’on soit loin ou proche, tous les deux resteront dans notre coeur et dans nos souvenirs…

Le dimanche 8 avril 2007, texte et photos de Jacqueline.

Retour

Le petit doigt de Mamie

Tout le monde s’en souvient, de son auriculaire paralysé, recroquevillé comme un crochet. De la main gauche, elle tenait sa tasse de thé avec distinction, petit doigt en l’air. C’est arrivé en 1934, à une époque où les antibiotiques n’existaient pas. Une petite blessure au doigt, sans doute mal soignée, peut-être même passée inaperçue sur le moment en est à l’origine. Un phlegmon, infection du tendon, très douloureuse, et potentiellement mortelle.

Il en reste des courriers inquiets de la famille, en France, et de son mari, qui avait déjà perdu sa première femme six ans auparavant. C’est à cette époque-là qu’il a fait disparaître cette photo de Paulette, qui trônait sur sa table de nuit.

Il y a cette longue lettre de Papi écrite à sa femme encore hospitalisée. On y trouve des informations amusantes sur la pipelette qu’était notre grand-mère. Il lui donne également des nouvelles de ses deux petites filles, trois ans et deux ans, qu’il a gardées à Ifrane. Ça a dû être chaud !

Au dos de cette photo, il est juste écrit « Meknès le 8 avril, à ma sortie de l’hôpital ». Elle est entourée je pense de ses beaux-frères et de ses belles-soeurs.

Enfin, pour la petite histoire, une lettre de la maman d’Yvonne, Berthe Lacroix, soulagée d’apprendre la guérison de sa fille, et qui lui demande, puisqu’elle est guérie, de respecter la promesse qu’elle avait faite, à savoir se rendre en pèlerinage à Lourdes, pour remercier la Sainte Vierge. À savoir si cela a été fait ? Papi dit dans sa lettre qu’il respectera dorénavant les croyances de sa femme. C’est bien d’un instituteur laïc de la troisième république que cette remarque ! Il a dû y avoir de sacrées discussions dans la famille avant !

Retour

Georges dans la 2eDB

Pas facile de s’y retrouver dans les différentes affectations de Georges. Il nous a laissé un document chronologique que je reproduis en-dessous. Il y a également un organigramme annoté de la 2eDB (numéros en rouge qui situe sa position dans la division). En croisant ces documents, ses lettres et le journal de marche du GTV, on peut avoir une idée précise de sa participation à la campagne de France.

Retour

Lettres de jeunesse (2)

Georges est maintenant installé à Saint-Lager-Bressac comme instituteur. Il se déplace régulièrement à moto et en parle souvent. Cette image où il apparait avec Yvonne et Simone correspond à cette période. Elle a été prise à Meysse, chez la tante d’Yvonne.

D’abord ce curieux pli, daté par le tampon de la poste. Il pleut souvent en Ardèche…

Il écrit aussi des cartes postales, la première étant co-signée par un des camarades dont il parlera plus tard.

Première lettre de St-Lager-Bressac, datée du 3 mai. Il va remplacer son camarade qui part à l’armée, et parle un peu de sa classe.

Le 8 mai, Georges prépare sa venue à Privas le lendemain, où il compte bien passer l’après-midi avec elle. S’il pleut, il prendra le train. Et il s’inquiète également pour ce qui ressemble à une pendaison de crémaillère.

Une courte lettre le 14 mai, où il insiste pour qu’Yvonne passe le voir chez lui, à St-Lager-Bressac donc, le samedi ou le dimanche, en précisant qu’ils pourront aller à Meysse ensuite. Il évoque Roger (cousin d’Yvonne) qui est justement sur la photo prise en 1928 à Meysse (cf. lettres de jeunesse).

Le 21 mai, ses invités se défilent les un après les autres, il pleut, des petites choses. On apprend qu’Yvonne se déplaçait à moto avec lui, et surtout qu’il a connu d’autres femmes, après la mort de Paulette, dont une qui le voulait pour mari.

Le 23 mai, c’est un jeudi, il part avec son frère Lucien, parle de son travail de secrétaire de mairie, et de l’électrification du village. On apprend aussi qu’il a présenté Yvonne à Lucien.

Le 25 mai, il raconte sa journée anticipée dans la précédente lettre. Il est passé par Usclade-et-Rieutard, il évoque son amour pour Paulette, brisé il y a un an, jour pour jour, mais également la vaccination de ses élèves, et sa vaisselle pas faite depuis mardi.

Où l’on apprend qu’Yvonne est déjà venue à St-Lager-Bressac, que Georges a rencontré sa cousine Simone, mais également que Georges n’a pas encore eu l’occasion de rencontrer la maman d’Yvonne. Il a des excuses bien sûr.

La maman a été rencontrée, Georges ramenait Yvonne à moto chez elle !

Le 29 juin, sans doute, Georges évoque un retour à moto difficile, la visite d’Yvonne et des petits R…

Pas de date, mais fin juin ou tout début juillet. Il y est question de mariages, de dates de mariage, de pêche, du mariage de Simone (cousine d’Yvonne).

Lettre sans date, le 15 juin il a vendu sa moto. Il a la tête ailleurs, fait des bêtises dans son boulot, il a surtout acheté un dictionnaire ménager, utile pour un futur couple.

Dans cette lettre écrite pendant sa période de réserviste, peut-être juillet ou septembre 1929, il apprend à Yvonne sa nomination au Maroc, à Marrakech, et la date de leur départ, le 28 septembre 1929.

Retour

Lettres de jeunesse

Georges est depuis le début de l’année surveillant à l’EN de Privas. Cela lui donne une certaine liberté et lui permet de jouer au rugby, qui sera pour lui l’occasion de rencontrer sa future femme. On le retrouvera dans l’image qui suit, debout, 2e à gauche dans l’équipe de rugby Étoile Sportive Normalienne. Sur l’autre photo, on voit Yvonne, avant qu’elle ne rencontre Georges. Derrière la photo 1928, Meysse, Roger, Yvonne, Simone et … (pour info, Simone et Roger sont les enfants de Daria Lacroix, épouse de Marius Coutas, décédé en 1914 comme Émile Lacroix et donc ses cousins. de Meysse).

Le 28 janvier, c’est la première lettre que Georges écrit à Yvonne. Ils se sont rencontrés la semaine précédente, ont passé un moment ensemble ce dimanche.

Premiers problèmes d’organisation, outre ses cours d’EPS à l’École Normale, Georges a des entrainements et des matchs qui l’empêchent de se libérer.

Voilà que cela se corse, une semaine après leur rencontre, le mardi 5 février 1929, les grands mots sont prononcés, et Mme Lacroix mère met son grain de sable dans la relation qui est en train de naître. Nous avons bien failli ne jamais exister !

Encore un lundi, avec un résumé du week-end, un mot sur le rugby et sur les cours que Georges donne à l’EN.

Pas de date, mais j’imagine que les confidence que Georges veut lui faire concernent son premier mariage, et sans doute son mode de vie, qui ne doit pas plaire à Mme Lacroix.

Deux lettres, qui se suivent, mais dans quel ordre, c’est difficile à dire. Toujours est-il qu’après avoir pris connaissance des confidences de Georges, Yvonne a rompu avec lui. A cause de son veuvage, à cause de la vie plus ou moins dissolue qu’il mène, ou parce que Georges n’a pas le sentiment religieux qui est très fort chez Yvonne (et sa mère).

Cette lettre est toujours triste mais semble ouvrir vers un dépassement des difficultés qu’a Georges à se « vendre ». Il va y arriver, on croise les doigts !

Toujours pas de date, mais la lettre semble venir se placer ici. Il y a toujours des difficultés avec Mme Lacroix mère, mais cela semble sérieux puisque le mot mariage est maintenant écrit.

Dans cette lettre, cela semble aller mieux, Yvonne est toujours sa mignonne, et on peut imaginer que les zèbres sont les normaliens. L’amusant, quand on se rappelle d’une de ses lettres où il parlait de sa vie dissolue, c’est qu’il va au café, mais y prend un tilleul, et ne traine pas avec ses amis.

Deux courriers où Georges évoque sa situation matérielle, qui l’inquiète. Actuellement sa situation à l’École Normale ne le satisfait pas, car il n’est pas entièrement libre de ses sorties. Il laisse le choix à Yvonne de rester avec lui ou non, car il ne sait pas si il sera assez riche pour elle. Il évoque également un poste à St Lager, couplé au secrétariat de mairie, qu’il va occuper provisoirement, par permutation avec un camarade, mais qu’il ne pourra pas garder car un autre instituteur devrait l’obtenir en raison de son ancienneté en octobre. Il dit également dans la première lettre qu’il a demandé un poste au Maroc « pour améliorer sa situation ».

C’est la dernière lettre de cette série. Il y a une deuxième partie, des courriers écrits depuis St-Lager justement, où il organise leur futur commun.

Retour