Henri Le Berre

Le père de Roger, mon grand-père.

Il s’était engagé dans la marine à 17 ans, juste avant Noël 1909. Sa fiche, conservée au Service Historique de la Marine à Brest, permet de préciser la datation de ces trois photos. La première est prise chez un photographe brestois à l’issue de la formation d’apprentis marins avant la dispersion des matelots. Elle peut être datée du début octobre 1910, puisque le 14 il rejoint le Dépôt de Toulon. La deuxième a été prise à Madagascar, entre le 25 mai 1911 et le 30 mai 1913, période où il a été embarqué sur les torpilleurs basés à Diego-Suarez.

La troisième est confirmée comme étant prise sur le Cuirassé Mirabeau, qui a participé à la 1ère guerre mondiale essentiellement en Méditerranée et sur lequel il a été embarqué comme électricien du 1er avril 1914 au 23 avril 1919. À noter le certificat de bonne conduite obtenue à l’issu de son embarquement, avec la mention « exemplaire ».

Une anecdote concernant cette longue période. Le cuirassé Mirabeau naviguera en Méditerranée orientale pendant la guerre, ayant pour rôle de bloquer le détroit des Dardanelles. Il participe à l’occupation d’Istanbul et finira la campagne de Crimée en février 1919, échoué sur un haut fond.

Des éléments biographiques

Il est né le 13 avril 1892 à Penmarc’h, quartier de l’Île Fougère, d’Alain Le Berre, ferblantier et de Eugénie Enizan, à l’époque ménagère.

À l’âge de 17 ans, il s’engage dans la marine comme matelot. Il est alors apprenti-boulanger. Sa fiche conservée à Brest donne son parcours, essentiellement à Toulon, avec une formation de torpilleur, qui l’emmène pour deux ans à Madagascar, puis un brevet d’électricien. Il devient alors quartier-maître en janvier 1914 et fera toute la guerre en Méditerranée sur le cuirassé Mirabeau.

Libéré en juin 1919, il entre ensuite dans la société Amieux frères, comme responsable de l’usine de Sauzon. Ce lien est renforcé ou initié par son mariage le 23 août 1919 avec Blanche Miroux, elle-même contremaîtresse à l’usine de Saint-Guénolé, dirigée par son père Charles Miroux jusqu’en 1924.

Le mariage a lieu en août 1919 dans la Tour carrée, vestige de l’église de Saint-Guénolé datant du XVè siècle, et marqué par un grand repas à Saint-Guénolé. Ce que nous ne saurons pas, c’est comment ils se sont rencontrés. Seul indice, la mère d’Henri tenait un débit de boisson tout proche de l’usine où Blanche travaillait.

En 1958, il prend sa retraite à Vannes, rue Pasteur. Il décèdera des suites d’une opération en 1958.

Il appartenait ainsi à une génération d’ouvriers spécialisés issus de la marine, dont les compétences techniques sont mobilisées dans l’industrie des conserveries.

Quelques photos…

Des courriers relatifs à sa fin de vie

J’ajoute en dessous des courriers envoyés par Charlot, Niquette (frère et soeur de Roger) et Mémère (Blanche Miroux) après le décès, brutal et difficile de Pépère. Cela permet de comprendre les causes de son décès, infection nosocomiale vraisemblablement. Il était également touché par la maladie de parkinson.

La lettre de Mémère qui annonce l’hospitalisation de son mari.

Une première lettre de Niquette qui parle de l’hospitalisation de son père`.

La lettre de Niquette qui fait le récit de son décès.

Le courrier de son fils Charles.

Le courrier de sa femme (Mémère) trois semaines après le décès de son mari.

Ses papiers militaires

Dans l’ordre, une photo du Mirabeau, de son registre matricule, disponible en ligne sur le site des archives départementales du Finistère, qui m’a permis d’accéder à sa fiche militaire et donc le relevé de ses services, grades, affectation. S’y trouve également le certificat de bonne conduite et le brevet de torpilleur proviennent des papiers que Françoise m’a transmis. Tous ces documents m’ont permis de retracer ses dix ans dans la Marine Nationale.

Retour