Georges est depuis le début de l’année surveillant à l’EN de Privas. Cela lui donne une certaine liberté et lui permet de jouer au rugby, qui sera pour lui l’occasion de rencontrer sa future femme. On le retrouvera dans l’image qui suit, debout, 2e à gauche dans l’équipe de rugby Étoile Sportive Normalienne. Sur l’autre photo, on voit Yvonne, avant qu’elle ne rencontre Georges. Derrière la photo 1928, Meysse, Roger, Yvonne, Simone et … (pour info, Simone et Roger sont les enfants de Daria Lacroix, épouse de Marius Coutas, décédé en 1914 comme Émile Lacroix et donc ses cousins. de Meysse).




Le 28 janvier, c’est la première lettre que Georges écrit à Yvonne. Ils se sont rencontrés la semaine précédente, ont passé un moment ensemble ce dimanche.

Premiers problèmes d’organisation, outre ses cours d’EPS à l’École Normale, Georges a des entrainements et des matchs qui l’empêchent de se libérer.


Voilà que cela se corse, une semaine après leur rencontre, le mardi 5 février 1929, les grands mots sont prononcés, et Mme Lacroix mère met son grain de sable dans la relation qui est en train de naître. Nous avons bien failli ne jamais exister !


Encore un lundi, avec un résumé du week-end, un mot sur le rugby et sur les cours que Georges donne à l’EN.

Pas de date, mais j’imagine que les confidence que Georges veut lui faire concernent son premier mariage, et sans doute son mode de vie, qui ne doit pas plaire à Mme Lacroix.



Deux lettres, qui se suivent, mais dans quel ordre, c’est difficile à dire. Toujours est-il qu’après avoir pris connaissance des confidences de Georges, Yvonne a rompu avec lui. A cause de son veuvage, à cause de la vie plus ou moins dissolue qu’il mène, ou parce que Georges n’a pas le sentiment religieux qui est très fort chez Yvonne (et sa mère).

Cette lettre est toujours triste mais semble ouvrir vers un dépassement des difficultés qu’a Georges à se « vendre ». Il va y arriver, on croise les doigts !


Toujours pas de date, mais la lettre semble venir se placer ici. Il y a toujours des difficultés avec Mme Lacroix mère, mais cela semble sérieux puisque le mot mariage est maintenant écrit.


Dans cette lettre, cela semble aller mieux, Yvonne est toujours sa mignonne, et on peut imaginer que les zèbres sont les normaliens. L’amusant, quand on se rappelle d’une de ses lettres où il parlait de sa vie dissolue, c’est qu’il va au café, mais y prend un tilleul, et ne traine pas avec ses amis.




Deux courriers où Georges évoque sa situation matérielle, qui l’inquiète. Actuellement sa situation à l’École Normale ne le satisfait pas, car il n’est pas entièrement libre de ses sorties. Il laisse le choix à Yvonne de rester avec lui ou non, car il ne sait pas si il sera assez riche pour elle. Il évoque également un poste à St Lager, couplé au secrétariat de mairie, qu’il va occuper provisoirement, par permutation avec un camarade, mais qu’il ne pourra pas garder car un autre instituteur devrait l’obtenir en raison de son ancienneté en octobre. Il dit également dans la première lettre qu’il a demandé un poste au Maroc « pour améliorer sa situation ».
C’est la dernière lettre de cette série. Il y a une deuxième partie, des courriers écrits depuis St-Lager justement, où il organise leur futur commun.