La deuxième partie des photos correspond à la période où Paulette est entrée dans sa vie. La 4CV joue un grand rôle dans cette partie de leur vie, voir la page qui lui est consacrée.
Photos prises entre 1953 et 1982, choisies complètement arbitrairement, à peu près dans un ordre chronologique. À noter que l’image au-dessus du titre n’existe pas.
Pays-Bas : en uniforme devant des Goudas, 1965Hyères : première (et dernière) communion de Michel (on a du se faire engueuler), 1965
C’est le récit de son deuxième voyage au Maroc, en Novembre 1949. On commence par quelques cartes postales dans lesquelles il donne ses premières impressions de son arrivée au Maroc.
D’abord son arrivée à Casablanca
Et puis ces deux cartes qui disent sa rencontre avec Safi.
Le 26 octobre Roger fait le récit de son voyage, en train, en bateau, en car de Palais à Safi. Ça n’est pas triste. Ça n’était pas non plus un littéraire, ni dans le style, ni pour l’orthographe. Et il a été instituteur !!!
Quelques jours plus tard, il envoie un courrier à ses parents pour leur dire comment il est installé à Safi, précise que le directeur et les collègues sont sympathiques. On y apprend que Jo et Niquette avaient eux aussi envisagé de partir pour le Maroc.
Les canots de sauvetageLe Cap Saint-VincentSon logement.La cour de l’école du Plateau à SafiSur le pont du bateau
À ces lettres et cartes postales s’ajoutent quelques photos qu’il a envoyées à sa famille à Belle-Île, pour la plupart malheureusement floues.
Notre père n’a pas la qualité de conteur de son beau-père Georges Blanchard. Je ne mettrai en copie ici que quelques courriers remarquables, ou anecdotiques, c’est selon le point de vue. A noter que s’il avait une qualité remarquable (pour ne pas dire qu’il était maniaque), le rangement, elle ne transparait pas dans la mise en page de ses lettres. Sa gestion de l’espace y est calamiteuse.
C’est l’école et le collège que Papi a contribué à créer à partir de 1939, développant la partie collège et surtout collège technique.
Extraits du livre d’or de l’école
Des photos de groupe, en haut à gauche, des professeurs, dont Marcel et Roger, autour du directeur, Marcel et sa classe au centre, l’école maternelle à droite, en bas Roger et Lulu au premier rang, Georges debout. Ci-dessous l’internat en 1950.
Ce sont les films que Roger a tourné entre 1954 et 1978 que je mets ici. Tout le crédit en revient à Guy qui s’est occupé de la numérisation des pellicules, puis du montage, des sous-titres et de la bande son.
Le 16 juin, il est à Casablanca, parle d’un voyage à Rabat, évoque une possible permission pour aller à Safi.
Curieuse lettre du 17 juin, où il revoit des souvenirs de vacances avec Yvonne, et où il parle de son mauvais caractère. La guerre l’aurait changé?
Le 25 juin, rien ne va plus, le colonel est fâché et Georges doit partir pour Port Blondin (près de Casablanca) où sa compagnie se tient prête à intervenir en cas de troubles. Cela ne l’empêche pas de préparer ses vacances à Ifrane.
Le 26 juin, c’est un peu la goutte d’eau qui fait déborder le vase, entre l’inconfort du campement, la chaleur, les mouches, l’inutilité de son rôle et la fréquentation d’officiers qui n’ont pas combattu. Le seul espoir tient dans la date de démobilisation.
Dans cette du 27 juin, Georges fait de la résistance, traîne, n’attend que sa démobilisation, mais parle aussi avec sympathie de ses hommes, des Sénégalais, et fait des plaisanteries coquines.
Le 30 juin, il est en colère après son colonel, ne pense qu’à son avenir au civil. Les officiers pères de trois enfants devraient être démobilisés avant le 31 juillet, il fera ce qu’il faut pour partir lui aussi. Il a quatre enfants.
Cette lettre du 3 juillet est la dernière. Il parle encore de ses soldats, ils lui ont construit une cabane sur la plage, et il semble euphorique, à quelques jours de la vie civile.
C’est la fin de la correspondance que Georges a tenu avec son épouse Yvonne, restée au Maroc avec trois filles, puis un garçon qu’il ne rencontrera que lors de sa permission de février 1945.
Roger ayant annoncé son mariage par lettre depuis le Maroc à sa famille, les réactions sont amusantes.
D’abord la carte adressée à sa soeur.
Les réactions de sa soeur et de son beau-frère sont amusantes : l’une qui évoque sa sortie de la léthargie du célibataire, l’autre qui parle de corde au cou… et Mazette, la fille du Directeur !!!
La photographie a eu une place importante chez les Blanchard. Georges, jeune instituteur, sillonnait les routes ardéchoises sur sa moto. Ce qu’il n’écrit pas, c’est qu’il arrondissait ses fins de mois en faisant des photos. Il me l’a raconté un jour, et ses premières photos le prouvent qui datent de 1927 ou 1928. Paulette a eu aussi un appareil photo à soufflet, aujourd’hui disparu, et c’est bien dommage, car c’était l’appareil de son père. Dans une de ses dernières lettres du front, en 1945, il en parle et dit qu’il le donnera à Paulette à son retour au Maroc.
Et il reste un album de photos prises à Rabat, quand elle était interne au lycée. Chaque photo est légendée.