Un été 51

À l’été 1951, Roger quitte Safi pour aller passer les vacances à Sauzon, dans sa famille. Le voyage se fera en 4Cv et le séjour sera vagabond, puisqu’il ira voir sa soeur aux Sables d’Olonne, des amis à Biarritz, et longera la côte en prenant son temps. Dans ses bagages il emporte un peu de mélancolie, puisqu’une relation amicale se construit avec Paulette, partie en colonie de vacances à l’Oukaïmden avec sa famille.

Le résultat, ce sont ces lettres, que Paulette a gardées, où Roger raconte son île et se dévoile de façon charmante. Il y évoque dans l’une des cartes postales, qui ont hélas été égarées, qui accompagnaient ses descriptions. Il y a également des cartes postales qui jalonnent ses voyages.

Deux cartes envoyées d’Espagne, le début du voyage.

Toutes une série de cartes postales au dos desquelles il raconte son périple à travers l’Espagne à bord de sa 4Cv.

Le voyage continue au dos de ces cartes postales.

Dans cette première lettre, il évoque son voyage, la pluie à l’arrivée et parle un peu de son île.

Comme il le dit dans sa lettre précédente, il a fait un tour aux Sables d’Olonne.

Lettre où la fin du texte se retrouve au début, lettre où il raconte les Sables d’Olonne, mais où on sent sa passion pour Belle-Ile et pour la mer. Paulette aussi donne une image d’elle très sportive.

Cette lettre est marquée par la météo, pluvieuse et pleine de nostalgie. Elle explique pour partie la lettre précédente (l’histoire du marteau) et annonce la suivante qui parlera de la fête des écoles. Mais c’est surtout l’absente qui apparaît en filigrane.

Le récit de la fête donnée sans doute à Sauzon, où l’on apprend que Roger dansait, jusqu’à cinq heures du matin ! On apprend aussi que Paulette jouait du piano, à l’époque. Il donne quelques informations sur des régates internationales à Belle Ile et sur un meeting aérien (qu’il faut peut-être relier à des photos qu’il avait prises). Et il donne l’itinéraire de son retour.

Dernière lettre avant le départ. Il semblerait que l’été 1951 ait été mémorable côté pluie, et Roger s’inquiète même de savoir si le bateau pourra faire la traversée de Le Palais à Quiberon. Il a hâte de retrouver le soleil, et sans doute plus…

Cette carte est peut-être la dernière avant son retour ou la dernière de son voyage aller.

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Cahier de chants

En triant les cahiers de sa mère, Françoise a trouvé ce cahier de chants, cahier inachevé, qui s’arrête sur le texte « Opium ». Il est daté de novembre 1941 à … et c’est sans doute un cahier de normalien, les tampons faisant référence à sa promotion. Le dessin est méticuleux et assez peu poétique, très Roger.

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Jean-François

Quelques photos de Jean-François, mais d’abord une lettre de mamie qui annonce sa naissance à papi.

Une (rare) lettre de mamie, datée du 8 juillet 1944, une semaine après la naissance de jean-François. En voilà un beau bébé, qui mange et dort la nuit. Elles en sont toutes folles, et il ressemble à sa mère, avec la bouche des Lacroix et rien des Blanchard. Qui est cette Mlle Clegg, évoquée en toute fin de lettre, une connaissance de papi en Angleterre?

Maintenant les photos :

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Jacqueline

Née le 27 décembre 1937 à Ifrane, au Maroc, décède à Safi le 27 mai 1950 à l’âge de 13 ans, emportée par la typhoïde. C’est le drame de la famille Blanchard, on le comprend mieux si on lit Georges, qui terminait toujours ses lettres par un mot d’affection à Jackie. C’était la petite reine de la famille.

Il en reste des souvenirs, dans les récits de ses deux grandes soeurs. Maman disait une fois qu’elle avait prié, prié, et que de ce jour, elle avait cessé de croire en ce dieu sourd. Elle était alors à Rabat, et Georges lui avait demandé de rentrer à Safi pour soutenir sa mère.

Il y a quelques photos, certaines colorisées, un cahier… et sa tombe, longtemps entretenue à distance, Georges, Yvonne et Paulette versant chaque année de l’argent à une famille marocaine. C’est sans doute cette tombe qui les aura retenus si longtemps au Maroc. Georges ayant exprimé dès 1945 son désir de s’installer sur le littoral varois.

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Une lettre

Georges en parle dans sa correspondance. Il a jeté toutes les lettres que lui envoyait sa femme en France. Il ne souhaitait pas qu’en cas de décès, ou autre événement malheureux, les courriers de sa femme ne soient lus par d’autres yeux que les siens. C’est dommage pour nous, mais c’est son choix. Il n’a gardé qu’une seule lettre d’Yvonne, qu’il chérissait particulièrement, celle-ci, qui lui annonçait le décès de sa maman à Vals.

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En souvenir de grand-papi et grand-mamie

C’est dans le joli petit cimetière du Lavandou que nous sommes venus le dimanche de Pâques, pour que reposent ensemble les cendres de grand-papi et grand-mamie.

Grand-mamie est à gauche dans son vase chinois, grand-papi à droite dans son urne funéraire.

A droite, repose le docteur Legouhy, l’ami de papi qui a été maire du Lavandou.

Un petit tour dans le cimetière avant de repartir….

Grand-mamie a toujours apprécié qu’on prenne soin des fleurs, alors si vous passez par le Lavandou et si vous en avez le temps, vous pouvez vous arrêter, enlever quelques mauvaises herbes, arroser les plantes…

Mais que l’on soit loin ou proche, tous les deux resteront dans notre coeur et dans nos souvenirs…

Le dimanche 8 avril 2007, texte et photos de Jacqueline.

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Le petit doigt de Mamie

Tout le monde s’en souvient, de son auriculaire paralysé, recroquevillé comme un crochet. De la main gauche, elle tenait sa tasse de thé avec distinction, petit doigt en l’air. C’est arrivé en 1934, à une époque où les antibiotiques n’existaient pas. Une petite blessure au doigt, sans doute mal soignée, peut-être même passée inaperçue sur le moment en est à l’origine. Un phlegmon, infection du tendon, très douloureuse, et potentiellement mortelle.

Il en reste des courriers inquiets de la famille, en France, et de son mari, qui avait déjà perdu sa première femme six ans auparavant. C’est à cette époque-là qu’il a fait disparaître cette photo de Paulette, qui trônait sur sa table de nuit.

Il y a cette longue lettre de Papi écrite à sa femme encore hospitalisée. On y trouve des informations amusantes sur la pipelette qu’était notre grand-mère. Il lui donne également des nouvelles de ses deux petites filles, trois ans et deux ans, qu’il a gardées à Ifrane. Ça a dû être chaud !

Au dos de cette photo, il est juste écrit « Meknès le 8 avril, à ma sortie de l’hôpital ». Elle est entourée je pense de ses beaux-frères et de ses belles-soeurs.

Enfin, pour la petite histoire, une lettre de la maman d’Yvonne, Berthe Lacroix, soulagée d’apprendre la guérison de sa fille, et qui lui demande, puisqu’elle est guérie, de respecter la promesse qu’elle avait faite, à savoir se rendre en pèlerinage à Lourdes, pour remercier la Sainte Vierge. À savoir si cela a été fait ? Papi dit dans sa lettre qu’il respectera dorénavant les croyances de sa femme. C’est bien d’un instituteur laïc de la troisième république que cette remarque ! Il a dû y avoir de sacrées discussions dans la famille avant !

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Georges dans la 2eDB

Pas facile de s’y retrouver dans les différentes affectations de Georges. Il nous a laissé un document chronologique que je reproduis en-dessous. Il y a également un organigramme annoté de la 2eDB (numéros en rouge qui situe sa position dans la division). En croisant ces documents, ses lettres et le journal de marche du GTV, on peut avoir une idée précise de sa participation à la campagne de France.

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