La famille Coutas

C’est une famille proche, dont des membres apparaissent souvent, en particulier dans les lettres de papi, en particulier comme « les tantes ».

Daria Lacroix, la soeur d’Emile Lacroix, donc la tante d’Yvonne, notre Mamie, était mariée à Marius Coutas. Elle a eu deux enfants, Roger né en 1912, donc un peu plus jeune que Mamie, et Simone, qu’on a eu l’occasion de rencontrer.

Les deux familles étaient proches, l’une vivant à Privas et l’autre à Meysse. Un premier malheur les a soudées, Marius Coutas étant décédé quelques semaines après Émile Lacroix, les deux femmes se sont soutenues et les enfants sont restés proches, Papi ayant sans doute été présenté, si on en croit ses lettres, à Meysse avant Privas.

Je sais peu de chose de Marius Coutas, si ce n’est à travers la correspondance qu’il a tenu avec son épouse, du moment de sa mobilisation en août 15 à sa mort en décembre de la même année.

Son fils Roger, Georges en parle dans les courrier qu’il a envoyé à Yvonne en 1945 quand il a fait sa virée en Jeep en Ardèche. Il a été arrêté par la Gestapo le 21 février 1944 à Meysse, transféré à l’hôtel du Parc à Montélimar, puis au fort Montluc, à Lyon, le 17 mars 1944, il sera ensuite déporté vers le camp de concentration de Neuengamme où son arrivée est enregistrée le 8 août 1944(cf. sa carte de prisonnier). Lorsque le camp de Neuengamme sera évacué, à l’approche des troupes alliées, il rejoindra le camp de Bergen Belsen, où le typhus le tuera, vraisemblablement le 3 mai 1945, bien qu’il existe des document datant son décès du 25 avril ou du 3 mars 1945. Le 25 avril et le 3 mai sont les dates les plus probables, le camp ayant été libéré par les anglais le 15 avril 1945.

Il est enregistré dans les archives de la Résistance comme sous-lieutenant FFI, 103ᵉ compagnie A.S., secteur E (Ardèche), engagé le 18 novembre 1943 et a été décoré à titre posthume (Croix de guerre, médaille de la Résistance, Légion d’Honneur). Il était cheminot, son nom apparaissant sur un mémorial de la résistance du rail.

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Généalogie descendante des Croze

1- Jean-Louis Croze (1760-1820) et Marianne Deljoux sont à l’origine de la famille, sans plus d’informations.

2- Etienne Croze ep. Marie Tourette

Plusieurs enfants dont Marie Croze, Etienne Croze :

3- Etienne Croze, boulanger, (1802-1887) ep. Cecile Perge (1801-1869)

  • Etienne Casimir Croze (ainé), pâtissier, (1824-1901)
  • Casimir Philippe Croze, notre aïeul
  • Philémon Matthieu Croze, facteur rural (1836- 1902)
  • Louis Auguste Croze, libraire (1835-1898)
  • Marie Victorine Croze (1841-…)
  • Camille Alexandre (dit Émile) Croze, confiseur (1844-1881)

3- Casimir Philippe Croze (1833-1925) ép. Eugénie Élisa Antoinette Noailles (1842-1901)

  • Eugénie Croze (1860-…)
  • Louis Casimir Croze(1862-…)
  • Eugène Alphonse Auguste Croze (1869-…)
  • Marguerite Marie Louise Croze (1878-1944) ép. Joseph Blanchard (cf. généalogie Blanchard)

Documents d’état civil

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Ses décorations

La nécrologie de Var Matin fait référence à l’ordre du mérite, et aux palmes académiques. A voir ce qu’il conservait dans un dossier à part, il gardait une place particulière à son certificat d’étude, mais aussi à d’autres décorations:

Celle-ci d’abord, qu’il m’avait une fois montré à Pramousquier. L’ordre du Ouissam Alaouite, qu’il avait reçu en 1947 pour son action pendant la guerre, un équivalent de la légion d’honneur pour les français du Maroc.

La Presidential Unit Citation, décoration accordée aux soldats de la 2ème DB.

Et puis la citation dont il parle dans son courrier, qui lui donne droit à la croix de guerre à titre personnel.