Urbain Blanchard

Le prénom est inusité aujourd’hui. Il restait rare à l’époque déjà, même si le hasard a voulu que deux Urbain Blanchard distincts aient vécu à cette période sur la même paroisse de la Chapelle.

Urbain est le seul fils connu de Jean Blanchard et d’Anne Boyet. Sa date de naissance n’est pas connue. Néanmoins, les divers actes qui le mentionnent permettent de la situer vers 1665 ou 1666.

En 1675, lorsque son père Jean organise sa vieillesse en confiant son exploitation à son gendre, il a alors moins de dix ans. Et six ans plus tard, il en fait son héritier par testament.

Il épouse Marguerite Faure vers dix-neuf ans en 1684. Depuis le décès de son père, il gère lui-même la ferme de la Vialle, paroisse de Saint-Clément limitrophe de la Chapelle. Lors de la signature du contrat de mariage, il est assisté par son demi-frère Jean Croze, le fils de sa mère et de son premier mari, Jacques Croze.

Par ce mariage, il se lie à une famille du Feougoux, écart des hauts de la Chapelle. Son épouse est la fille de Mathieu Faure et de Catherine Boyet, une parente de sa mère. De ce mariage naîtront deux fils, Jean en 1687 et Mathieu en 1689.

Il signe lui-même son contrat, d’une main appliquée, lettre à lettre. C’est le premier de la lignée à savoir écrire. C’est également en chef de famille qu’il paie la dot de sa soeur Marguerite à Pierre Moyon, en exécution du legs paternel de 1681.

Marguerite Faure meurt entre décembre 1689 et février 1691.

Urbain Blanchard est veuf avant vingt-cinq ans, il a deux garçons en bas âge. Il va épouser en février 1691 Marguerite Dumas. Deux Marguerite successives, il ne se trompera pas de prénom.

Le contrat de mariage lui est moins favorable. Son épouse apportera une dot conséquente, trois cent septante livres, une literie complète, une brebis et son agneau, une vache et son veau, et de l’héritage de sa mère décédée, la moitié d’une châtaigneraie appelée la Coste.

De son côté, il ne propose que soixante-dix livres d’augment, mais surtout, il s’engage à faire d’un enfant qu’il aura avec Marguerite Dumas son héritier universel. Jean et Mathieu Blanchard voient leur avenir fermé à la Vialle.

D’Urbain, nous ne saurons que peu de choses par la suite. Deux enfants naîtront de ce second mariage, Jacques Antoine en 1696 et Marie en 1700. En 1698 il recevait encore le solde de la dot de sa première femme, vingt livres de Jean Faure, qui a pris la succession de son père et règle ses dettes.

On le retrouve également dans la vie sociale de cette vallée, témoin lors de signatures de contrats devant notaire, parrain d’un enfant Blanchard.

Il aura été le gestionnaire méthodique de deux successions, la sienne et celle de sa soeur, et a durablement installé les Blanchard à la Vialle, sur la paroisse de Saint-Clément.

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