Ce que je n’ai pas trouvé

Cette petite communauté de paysans qui vit au pied des Boutières, autour de Chaneac, est endogame. Reviennent les mêmes noms dans les mariages, les baptêmes ou les sépultures. Les actes notariés ne font pas exception.

Les noms qui reviennent le plus souvent sont ceux des familles Croze, Faure, Dumas, Aoustet, Boyet, mais curieusement Blanchard semble absent de la vallée, jusqu’en 1675 où un premier texte le nomme.

Les registres paroissiaux, qui enregistraient les baptêmes, les sépultures, les mariages, ne sont pas encore en place à cette époque. Quant aux notaires, leurs minutiers ne donnent accès qu’aux personnes ayant eu recours à leur service.

Au-delà des simples échanges de biens, on s’y rendait pour un contrat de mariage, un testament, des quittances, des reconnaissances de dettes, des accords, etc. Et c’est ce qui fait la richesse de ces témoignages.

D’où venait Jean Blanchard ? Difficile à dire pour le moment. Qu’il soit arrivé d’une autre vallée, ou qu’il ait été trop pauvre pour avoir eu besoin d’un notaire, sont deux options ouvertes. A moins de consulter les registres du notaire Gory, conservés aux archives départementales de l’Ardèche, mais qui n’ont pas été numérisés pour la période 1635 à 1675.

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