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Des lettres de Joseph Blanchard

Écrites en 1947 et 1957, elles laissent transparaître la solitude d’un homme fier. Il est veuf depuis 1944, sa fille ainée vit à Paris, l’autre à Châlons, ses trois fils sont au Maroc. Elles ne sont pas nombreuses, soit qu’elles aient été rares, soit qu’elles aient été égarées. On y trouve quelques informations sur la famille. On distingue en filigrane un homme droit, peut-être rigide, mais attentif à sa famille.

Les voici :

Deux lettres pour 1947

Dans ces deux lettres il évoque ses difficultés, seul, à tenir à la fois la boutique pour vendre, et le laboratoire pour préparer, ce qui l’amène à mettre sa boutique en gérance et à s’intaller dans une villa dont un médecin occupe le rez-de-chaussée-de-chaussée.

Trois lettres en 1949

Les trois lettres évoquent les difficultés financières de Joseph, liées à la gérance de sa confiserie. La première montre aussi sa difficile relation aux autres (cf. les remontrances pour avoir transmis sa lettre à Paulette et Lulu à la fin de la missive). On trouve aussi un portrait rapide de Paulette, « droite, modeste, gentille, aimante »

Une lettre en 1952 et deux en 1953.

Dans ces lettres, en partie écrites lors d’un séjour chez sa fille Jeanne, on parle de moi, directement, un nouveau petit-fils (ou petite fille, pas d’échographie à l’époque) indirectement, puisqu’il est demandé à Paulette de se reposer. On sait également que les vacances de Noël se sont passées à la neige, où tout le monde, mais Lulu et Roger en particulier, s’est éclaté.

Et pour finir une carte postale de 1957 et une lettre de la même année.

Dans la première lettre, nous avons des informations sur trois de ses enfants : Lucien, qui vient d’échapper à « une attaque », peut-être liée à son mode de vie, puisqu’il est question de grande leçon (souligné), et qui va devoir marcher avec une canne. Sa seconde fille, Jeanne, qui ne va pas bien. Antoinette, l’ainée, dont il est sans nouvelles depuis trois ans. Enfin, il parle de lui, de ses rêves, réalisés ou non, de sa force de caractère, de sa santé qui décline, de ses 84 ans qui s’approchent.

Il est décédé en août 1957 sans atteindre ses 84 ans.

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