Marrakech – 30 septembre

Période :

Résumé

Le 30 septembre, toujours de la morosité, d’être séparés, d’avoir pris une permission… On a aussi des nouvelles de Maurice, son frère et des projets de permission ou de visite d’Yvonne à Marrakech.

Ma chère petite chérie. Je profite d’une occasion qui va à Safi après midi pour te faire ce petit mot et te dire une fois de plus que je t’aime bien et que je suis malheureux sans toi ici. Et pourtant je n’ai pas trop à me plaindre puisque je viens de passer à Safi 15 jours agréables. Mais n’est ce pas justement à cause de cela que notre séparation m’est de moins en moins supportable ? Après demain samedi crois bien que je ferai l’impossible pour aller te voir car je ne suis pas de service jusqu’à mardi prochain Si tu es décidée, mais le seras tu, je te ramènerai avec moi. Il faudra me dire cela au téléphone demain matin quand je te téléphonerai au bureau entre 10 et 11 heures.

Si tu veux je te retiendrai dès demain la place à la CTM pour mercredi au cas où je ne pourrais te ramener à Safi à moins que tu puisses rester toute la semaine à Marrakech. Mais le pourras tu ? Toujours rien de nouveau pour moi. Si l’on me laisse à Marrakech je prendrai ma permission vers la mi octobre et j’espère que l’on passera qqs jours bien tranquilles ensemble, à moins que je ne la remette aux vacances de Noël. Qu’en penses tu ?

As tu reçu mes lettres envoyées l’une dimanche, l’autre mardi et l’autre hier? De mon côté j’ai eu ta bien gentille lettre de dimanche soir et j’espère bien en avoir une autre dès ce soir. Ecris moi souvent et bien longuement tu me feras plaisir.  Je prépare mon discours du lycée pour demain 8h1/2, la barbe ! Et toi comment vont tes nerfs et tes démangeaisons ? Soigne toi bien sérieusement et guéris vite complètement

J’espère aussi que Jackie va de mieux en mieux comme tu le dis dans ta lettre. N’oublie pas de faire acheter tes petits croissants samedi matin par Ahmed ! Veinarde va.

Maurice et Claudia ont acheté une chambre de 17000F pas mal au Palais du Mobilier. Nous sommes loin des 40000 absolument indispensable pour avoir aujourd’hui une chambre. Ils ont fait aussi repeindre toute leur maison. Je n’ai pas mangé chez eux ces jours derniers tu vois que je suis un mari obéissant.

Au revoir petite chérie, je retourne à mon discours, sois bien sage toujours et pense bien à ton Georges qui ne t’aime plus…

Grosses caresses