Résumé
Sans date, peut-être à cette période, puisque sa voiture n’est toujours pas vendue.
Mon petit chéri. Je viens de me laver et je suis prêt à quitter ma chambre pour aller au boulot mais comme j’ai pas mal d’occupations ce matin sans compter le coup de téléphone à Safi je t’écris vite avant même d’aller prendre mon café. Hier matin j’ai trouvé ta lettre de mercredi arrivée samedi soir. Je l’ai lue bien entendu encore avant de m’endormir hier soir. Ah oui petite chérie, comme je suis de ton avis lorsque tu dis vivement la fin de cette guerre et qu’on revive ensemble comme avant. J’avais pas mal le cafard hier soir et j’ai mis longtemps à fermer l’œil.
Mais quelque chose me dit que toi aussi tu devais être ennuyée après nos deux soirées et le dimanche passés ensemble. Je ne veux pas que tu aies le cafard toi petite vonvon. Y a-t-il du nouveau? Si oui tu dois être plus contente et sinon telle que je te connais tu dois te faire des cheveux et en cela tu as bien tort d’abord parce que une fois de plus j’aurai raison et ensuite que même si j’avais tort.
Qu’est ce que je vais prendre ! Et mon Jackou ? Va t elle mieux ce matin et a t elle repris sa classe ? Dis lui que je voulais bien l’amener avec moi à Marrakech dimanche matin mais qu’elle dormait trop bien lorsque je suis parti. Mais toi tu l’emmèneras avec toi avec les de Johannis n’est ce pas ? A quand le plaisir de te voir arriver à Marrakech et de vous offrir à déjeuner à tous les 3 à la Mamounia, car oui ma chérie, j’ai décidé de t’inviter avec les de Johannis à la Mamounia ? Est ce trop beau pour toi ? La vente de ma voiture est toujours en suspens et je crois bien que plus cela tarde et moins j’ai des chances de la vendre. Et pourtant je voudrais plus que jamais. Enfin je ne suis pas pressé à la minute et en attendant je m’en servirai le plus possible pour aller te voir.
Delage ne m’a pas encore fixé exactement sa visite. J’attends cela pour savoir si j’irai ou non à Safi. D’autre part il se pourrait bien que je sois de service mais je te dirai tout cela bientôt. Yves en est parti samedi matin à Mogador. C’est M. Gabanelle qui me l’a appris. Hier à midi j’ai mangé le couscous chez eux et le soir chez Maurice. Aujourd’hui je vais au cercle mais cela me distrait quand même bien. Quant aux bridges comme tu dis petite Yvonne il n’en est plus question depuis longtemps. Je n’ai pas revu le toubib depuis plus d’un mois, même pas dans le service et je me demande s’il est toujours ici. Botheron est malade à l’hôpital et je suis seul au bureau avec Stambach qui est bien sympathique et cela me permettra d’aller certainement te voir plus facilement.
T’es tu réveillée lundi ! J’avais oublié ton réveil et il faudra que tu me tires les oreilles. Bien entendu tes démangeaisons vont bien puisque je ne suis pas là n’est ce pas ? Au revoir petit poulet ton Georges t’aime bien beaucoup et voudrait bien vite te revoir. Tâche de rester ici le soir quand tu viendras avec les de Johannis et de ne plus partir….
Embrasse toutes les filles pour leur papa. Je compte sur elles pour qu’elles soient sages et travaillent bien en classe. Je m’en vais au boulot.
Une grosse caresse bien bien affectueusement à la petite vonvon de G.

