Saint-Lager-Bressac – 8 mai 1929

Période :

Résumé

Le 8 mai, Georges prépare sa venue à Privas le lendemain, où il compte bien passer l’après-midi avec elle. S’il pleut, il prendra le train. Et il s’inquiète également pour ce qui ressemble à une pendaison de crémaillère.

Bonjour Yvonne, quelques mots pendant ma récréation puisque je te l’ai promis hier.

As-tu bien dormi et as-tu bien pensé à ton Georges ? Et ce matin, penses-tu à m’envoyer un petit mot ?

Hier soir, je suis vite parti de Privas sans même souper car Danetti n’était pas chez lui et en arrivant à St-Lager l’adjoint au maire m’attendait pour me payer à souper avec Chamontin. Nous nous sommes encore couchés à minuit : il me tarde que Chamontin soit parti pour que je puisse me reposer un peu.

Allons, entendu pour demain. J’arriverai à Privas vers 1 heure et t’attendrai sur l’Esplanade entre 1 h et 1 h ½. Fais l’impossible pour venir passer l’après-midi avec ton Georges. Veux-tu, mignonne ?

S’il pleut demain, je viendrai au train de 1 h et t’attendrai chez Riffoud jusqu’à 2 h moins ¼ ou 2 h.

Donc de toute façon je te dis à demain…

C’est ce soir qu’arrivent tous mes invités et je suis effrayé à la pensée du nombre de personnes qui seront chez moi. Ah ! si tu pouvais venir, comme je serais heureux ! Enfin, combine vite une visite à St-Lager et nous nous amuserons un peu.

Et puis je ne veux pas que tu sois ennuyée par ce que peut te raconter ta maman. Je t’aime bien et je veux que tu ne doutes pas du tout de moi. 

Au revoir, mon Yvonne chérie, ton Georges te fait beaucoup beaucoup de caresses et te serre bien fort dans ses bras.

à demain

moi

Je change d’enveloppe !