Résumé
Une courte lettre le 14 mai, où il insiste pour qu’Yvonne passe le voir chez lui, à St-Lager-Bressac donc, le samedi ou le dimanche, en précisant qu’ils pourront aller à Meysse ensuite. Il évoque Roger (cousin d’Yvonne) qui est justement sur la photo prise en 1928 à Meysse
Petit poulet, un petit mot pour te dire encore que je t’aime bien et pour que demain matin je te donne encore l’occasion de penser à moi.
Es-tu bien sage à Privas ? Moi, il me tarde d’être à demain pour passer encore quelques minutes avec toi. Et puis samedi prochain, il faut absolument que tu viennes me voir chez moi.
J’irai t’attendre à 7 h ½, au train et ou bien je partirai avec toi jusqu’à Meysse comme on l’a décidé l’autre dimanche ou bien je te ferai descendre, tu viens avec moi à l’école, qui est à 3 ou 400 mètres, et nous partirons vers 9 h en moto à Meysse ou en auto d’ici, ce n’est qu’à 7 km. Par conséquent pas loin et nous arriverons comme le train là-bas. Choisis, mais je veux que tu viennes me voir soit le samedi, soit le dimanche.
J’ai eu une carte de Boyer ce matin, je te la joins. Tu vois comme il est marrant : il est tout de même bien brave de penser à moi. As-tu pensé à m’écrire aujourd’hui ?
À demain, pas, ma chérie ? Bien des minous de ton grand
Moi
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