Marrakech – 13 décembre

Période :

Résumé

Georges prépare la visite de Noël avec les Gabanelle et organise leur séjour à Safi. Fatigué et enrhumé, pris par les examens et inquiet de sa mutation, il prend des nouvelles de sa santé et se réjouit à l’idée de la revoir bientôt.

Ma petite chérie, je crois que j’ai travaillé avec plus de courage encore d’avoir pu te téléphoner après-midi. Tu es bien gentille d’accepter que les Gabanelle viennent samedi avec moi et je leur ai fait part de notre invitation sitôt après le téléphone : ils ont accepté et samedi je t’amènerai donc avec moi une pleine auto de monde : madame monsieur et rejeton. Nous repartirons lundi matin de bonne heure car je ne sais pas si je demanderai l’autorisation pour lundi matin et d’autre part le loupiot doit rentrer au lycée de bonne heure. En attendant à jeudi au téléphone à 1 h ½. Tâche de trouver de l’apéro pour dimanche et du vin vieux pour Noël.

Pendant ton séjour ici il est entendu que Jacquou couchera avec ses sœurs chez Gabanelle pour nous permettre d’être plus libres et aller par exemple au ciné si on en a envie. Je suis malheureusement de service le 23 jusqu’au 24 à 8 heures du matin mais je tâcherai de me faire remplacer et de prendre mon tour avant. Je te le dirai à temps, n’aie pas peur. Toujours rien de neuf pour ma mutation.

Demain après-midi je téléphonerai à Rabat à ce sujet car la fin du mois approche et je n’ai toujours rien. Rien de nouveau ici je suis un peu fatigué ce soir car j’ai un bon rhume et j’ai froid. La pluie n’est pas faite pour m’arranger mais je suis sûr que dans 48 h cela ira mieux : je dois prendre froid en couchant toujours seul dans mon grand lit…

Demain matin le boulot de l’examen commence à 7 h et il en sera de même tous les jours de cette semaine. Mais pendant les fêtes de Noël j’en profiterai pour faire de bien grasses matinées pendant que tu iras chercher le café ? ! ? ! ? Non va ne t’en fais pas petit poulet ! Tu sais que je t’aime bien quand tu me parles du petit drap. Tu es une bien brave petite fille et je suis heureux et bien fier de t’avoir pour petite femme. Sois bien contente et bien calme et tu me feras encore plus plaisir. J’espère que ton mal au ventre et aux reins t’a complètement passé et que tes démangeaisons vont aussi mieux maintenant. Dis-moi si tu es allée voir le toubib et ce qu’il t’a dit. Pendant que je t’écris, la pluie est en train de se calmer et j’en suis heureux car Marrakech sans le soleil est encore plus triste que d’habitude.

Je m’arrête petit poulet, excuse ma lettre faite en vitesse mais je ne suis pas très d’aplomb et un peu énervé de mon boulot sous la pluie aujourd’hui et de mon rhume. Je mettrai ma lettre à la poste ce soir et j’espère qu’elle prendra le car demain matin.  À jeudi au téléphone et à samedi pour manger une bonne quiche ou des rillettes de ma petite femme. Prends une provision de pinard pour ne pas en manquer le dimanche. Embrasse bien les trois fifilles pour leur papa et pour toi la plus grosse caresse de ton Georges qui t’aime bien beaucoup et qui pense trop à toi pour être heureux lorsque tu n’es pas là. Encore une bise