Saint-Lager-Bressac – Vendredi

Période :

Résumé

La maman a été rencontrée, Georges ramenait Yvonne à moto chez elle !

Petit poulet, ton Georges est bien content de la soirée que nous avons passée hier ensemble. J’en garde d’ailleurs un souvenir au pied. Figure-toi que ce matin, en me levant, je ne pouvais pas poser le pied à terre tellement il me faisait mal. En marchant, cela va un peu mieux, mais je ne sais pas si je pourrai aller à Privas ce soir, et puis j’ai peur qu’il pleuve.

Je voudrais bien pourtant aller te voir. Enfin, si je ne vais pas à Privas, ma lettre te tranquillisera demain, et si j’y vais elle te fera bien plaisir quand même, car je me garderai bien de te dire que je t’ai écrit.

Pour dimanche, je veux absolument que tu viennes me voir avec les petits Raphanel. Redis-le à ta maman, et dis-lui que c’est moi qui ai dit de le lui demander. Maintenant qu’elle me connaît, elle ne pourra pas te le refuser.

Pense un peu à notre escapade au Pouzin ? Et à ce retour en moto ? Sous les yeux de ta mère encore ! As-tu digéré la mauvaise route ? Et à quand la prochaine balade en moto?

À dimanche donc : prenez le train de 10 h, ne le manquez pas au moins, et ne fais pas de l’œil aux Normaliens qui y seront, c’est promis pas. Je ne crois pas pouvoir aller vous attendre à la gare, peut-être que si. Venez même s’il pleut, car je vous attendrai, ne l’oubliez pas.

Ah dis ! tu seras bien brave de me prendre quelques gâteaux frais à la pâtisserie Vialle. Nous les mangerons volontiers. Lorsqu’il y aura un autre concert, il faudra m’avertir, pas poulet ? Et nous tâcherons d’avoir cent sous de reste, ce jour-là afin de pouvoir aller au café.

Il me tarde bien d’être à ce soir pour savoir si je pourrai aller te voir. Pourvu qu’il ne pleuve pas et que mon pied ne fasse pas trop mal !

J’oubliais de te dire qu’hier soir j’ai crevé à Alissas, et il m’a fallu gonfler tous les kilomètres pour pouvoir rentrer à St-Lager vers une heure du matin.
J’ai sommeil ce matin, aussi tu sais et je suis flapi.

Peut-être à ce soir. Ton Georges me prie de te dire qu’il t’aime beaucoup et il te fait une quantité industrielle de minous.

Ton grand de toi.